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Rééducation LCA phase 1 : récupérer la base (semaines 1 à 6)

Extension complète, flexion progressive, marche sans boiterie : tout sur la première phase de rééducation après chirurgie du LCA.

En bref

  • La phase 1 couvre les six premières semaines après l’opération. Elle n’est pas spectaculaire, mais elle conditionne tout ce qui suit.
  • Quatre objectifs non négociables à 6 semaines : extension complète à 0°, flexion à 120°, marche sans béquilles, réveil du quadriceps.
  • Un déficit d’extension à 6 semaines est l’un des problèmes les plus fréquents et les plus délicats à corriger ensuite.
  • Le vélo stationnaire sans résistance s’introduit dès 90° de flexion, en général autour des semaines 3 et 4.
  • Le programme à domicile compte autant que les séances, souvent plus : c’est entre les rendez-vous que le genou progresse.

Vous sortez du bloc opératoire. Votre genou est bandé, gonflé, et vous avez souvent plus mal que vous ne l’aviez anticipé. La question que tout le monde pose à ce moment-là : par où on commence ?

La phase 1 de rééducation après reconstruction du LCA couvre les six premières semaines post-opératoires. Elle n’est pas spectaculaire, pas de course, pas de salle de sport, mais elle conditionne tout ce qui suit. Une phase 1 bâclée se paie en phase 2 et en phase 3.

Quels sont les objectifs de la phase 1 ?

À la fin de la sixième semaine, vous devez avoir atteint quatre objectifs non négociables.

Retrouver l’extension complète du genou

Le genou doit pouvoir s’étendre à 0°, jambe parfaitement droite, sans douleur et sans aide. Un déficit d’extension à 6 semaines est l’un des problèmes les plus fréquents et les plus délicats à corriger ensuite.

Récupérer la flexion progressivement

Objectif 90° à 3 semaines, 120° à 6 semaines. Ces valeurs varient selon le protocole de votre chirurgien : certains sont plus conservateurs sur la flexion précoce, notamment en cas de greffe KJ.

Remarcher sans béquilles

La plupart des patient(e)s abandonnent les béquilles entre J10 et J21, selon leur tolérance à la mise en charge.

Réveiller le quadriceps

C’est l’objectif le moins visible et le plus déterminant. Après une chirurgie du genou, le quadriceps s’éteint : c’est l’inhibition musculaire post-opératoire. Elle doit être levée rapidement pour éviter une atrophie sévère.

Que se passe-t-il pendant les semaines 1 et 2 ?

Les deux premières semaines sont dominées par la gestion de l’œdème, de la douleur et du début de mobilisation.

Le glaçage régulier, 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour, reste essentiel pour contrôler le gonflement. La surélévation du membre est recommandée au maximum sur cette période.

Les premiers exercices consistent en des contractions isométriques du quadriceps (contracter la cuisse sans bouger le genou), des flexions-extensions de cheville pour activer la pompe veineuse, et des mouvements actifs doux du genou en position allongée.

La mise en charge débute généralement dès J2 ou J3 avec béquilles, de façon progressive et selon votre tolérance.

Comment progresse la mobilité en semaines 3 et 4 ?

C’est la période où la mobilité articulaire progresse le plus vite. On travaille activement la flexion avec des exercices de glissement du talon, des mobilisations passives, et de la proprioception en appui bipodal sur plan stable.

Le travail de l’extension est prioritaire et quotidien. Un exercice simple et indispensable : allongé(e), un rouleau sous le talon, le genou suspendu dans le vide pour obtenir l’extension par le poids du membre. Inconfortable, mais très efficace.

On introduit aussi le vélo stationnaire dès que la flexion le permet, en général à partir de 90°, en résistance nulle dans un premier temps. Le vélo maintient le tonus cardiovasculaire et travaille la mobilité du genou sans contrainte axiale.

Qu’est-ce qui change en semaines 5 et 6 ?

La marche redevient normale et les béquilles sont abandonnées. On commence le renforcement en chaîne cinétique fermée : mini-squats, montées de marche, presse à cuisses à faible amplitude avec charges légères.

Le travail proprioceptif s’intensifie : équilibre sur une jambe, yeux ouverts puis yeux fermés, sur plan stable puis légèrement instable.

C’est aussi à ce moment qu’on évalue l’index de force quadricipitale et qu’on planifie la transition vers la phase 2.

Quels signaux d’alerte devez-vous surveiller ?

Certains signes doivent vous amener à contacter rapidement votre chirurgien ou votre kinésithérapeute.

CONSULTEZ SANS ATTENDRE SI

  • Votre genou reste très chaud et gonflé après plusieurs jours sans amélioration.
  • Une douleur brutale apparaît à la palpation du mollet, ce qui peut indiquer une phlébite.
  • Une fièvre persiste, signe d’une infection possible.
  • Vous perdez soudainement de la mobilité après une période de progrès.
  • Vous ressentez une instabilité franche lors de la mise en charge.

À quoi ressemblent les séances au cabinet ?

Chaque séance de cette phase combine du travail manuel pour la mobilité articulaire et le drainage de l’œdème, de l’électrostimulation neuromusculaire pour le réveil du quadriceps, des exercices actifs guidés, et un bilan de progression avec ajustement du programme maison.

Le programme d’exercices à domicile compte autant que les séances, souvent plus. C’est entre les rendez-vous que le genou progresse réellement, à condition de faire les exercices quotidiennement.

Vous débutez votre rééducation après une opération du LCA ? Nos kinésithérapeutes construisent votre protocole de phase 1 dès la première semaine post-opératoire.

Notre accompagnement

Nos kinésithérapeutes du sport vous accompagnent tout au long de votre rééducation à Levallois-Perret.

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Questions fréquentes

La phase 1 couvre les six premières semaines post-opératoires. Elle se termine quand les quatre objectifs sont atteints : extension complète à 0°, flexion autour de 120°, marche sans béquilles et réveil du quadriceps. C’est ce bilan, et pas la date, qui ouvre la phase 2.

La plupart des patient(e)s les abandonnent entre J10 et J21, selon leur tolérance à la mise en charge. La mise en charge elle-même débute en général dès J2 ou J3, avec béquilles et de façon progressive. Le protocole de votre chirurgien peut décaler ces repères.

Parce qu’un déficit d’extension à 6 semaines est l’un des problèmes les plus fréquents et les plus délicats à corriger ensuite. Le travail d’extension est donc quotidien et prioritaire dès les premières séances, avant même la recherche de flexion.

Le vélo stationnaire s’introduit dès que la flexion atteint environ 90°, souvent en semaines 3 et 4, en résistance nulle au début. Il maintient le tonus cardiovasculaire et travaille la mobilité du genou sans contrainte axiale.

Un genou qui reste très chaud et gonflé sans amélioration, une douleur brutale à la palpation du mollet, une fièvre persistante, une perte soudaine de mobilité ou une instabilité franche en appui. Dans ces situations, contactez rapidement votre chirurgien ou votre kinésithérapeute.